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Environnement et World-Wetlands-Day: le temps de la restauration des zones humides

2 Fév

Environnement et World-Wetlands-Day: le temps de la restauration des zones humides

Le 2 février, correspond  à  la Journée mondiale des zones humides (JMZH) célébrée partout dans le monde pour sensibiliser le public sur  l’importance des zones humides pour l’homme et pour la planète. La JMZH est aussi une occasion pour commémorer la signature de la Convention de Ramsar de 1971 en Iran, au bord de la mer Caspienne. Cette date symbolique donne l’occasion de mettre en lumière les enjeux écologiques liés à ces riches écosystèmes de transition entre l’eau et la terre. Chaque année, le secrétariat de la convention de Ramsar, propose un thème fédérateur en lien avec l’actualité internationale. A cet effet, les Etats, les ONG et la société civile en profitent pour lancer au public des actions de sensibilisation, car cette journée passe souvent inaperçue, dans l’indifférence collective  ou est considérée comme un non-événement. Le thème de la JMZH 2023, « Il est temps de restaurer les zones humides appelle toute une génération à agir pour revitaliser et restaurer les zones humides dégradées et souligne l’urgente nécessité d’accorder  la priorité à la restauration des zones humides. Synthèse.

Les zones humides couvrent dans le monde entre 748 et 778 millions d’hectares. En effet, les milieux humides se voient attribuer un rôle crucial pour le vivant en raison de l’importance de leurs fonctions hydrologiques, de leur incroyable productivité de même que leur caractéristique de point de mire pour la biodiversité. Néanmoins, les milieux humides font malheureusement partie des écosystèmes les plus menacés au monde et disparaissent à un rythme alarmant trois fois plus élevé que celui des forêts. Par conséquent, la protection et la conservation des zones humides sont devenues de véritables défis pour nos sociétés actuelles.

La protection de l’environnement fait partie des conditions essentielles d’un développement durable.  Au cours des cinquante dernières années, le drainage, la pollution, l’irrigation, les guerres et le changement climatique ont entraîné la disparition de 50% de ces zones humides. La plupart des cours d’eau ont fait l’objet de profondes modifications. Des aménagements lourds ont été construits pour protéger les villes des inondations, ou gagner des terres agricoles fertiles, on a creusé des canaux, créé ou déplacé des plans d’eau, construit des barrages pour réguler les débits ou produire de l’électricité… Toutes ces interventions perturbent profondément le fonctionnement hydraulique et écologique des cours d’eau.

Il y aussi d’autres menaces comme le prélèvement important et excessif de l’eau pour l’agriculture, l’industrie, les énergies, l’extraction de matériaux dans les cours d’eaux par exemple. Ou encore l’arrivée d’espèces d’exotiques envahissantes dans les milieux naturels.

Source : http://www.zones-humides.org/milieux-en-danger

Les conséquences de la dégradation des zones humides sensibles sont les suivantes:

  • La diminution de l’accès à l’eau douce due aux prélèvements importants d’eau entrainant la remontée de sels près du littoral, l’abaissement de la nappe d’eau
  • L’exposition des zones côtières aux ondes des tempêtes
  • Le changement de la végétation et de la faune
  • La dégradation du milieu et l’asphyxie des poissons
  • La diminution de la biodiversité
  • L’épuisement des sols
  • La disparition de la zone humide

 Au regard des études qui montrent que les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts et que plus de 35 % d’entre elles sont dégradées ou ont disparu depuis 1970, il est crucial d’inverser la tendance. Cela emporte de célébrer l’anniversaire de la signature de la convention de Ramsar en Iran, par 157 pays, le 2 février 1971. C’est pourquoi, chaque année depuis 1997, des organismes gouvernementaux, des organisations non gouvernementales et des groupes de citoyens à tous les niveaux de la société profitent de l’occasion pour lancer des actions de sensibilisation du public aux valeurs et aux avantages des zones humides en général, et de la Convention de Ramsar en particulier. Ce traité intergouvernemental sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.

La diversité culturelle et biologique des zones humides constitue une richesse naturelle dont dépend notre bien-être physique et psychologique. Le patrimoine culturel de nos zones humides est le résultat d’une symbiose qui remonte à la nuit des temps entre les populations et les zones humides, une association qui a enrichi les générations passées et qui, avec votre aide, en fera autant pour les générations futures. Cette association s’est développée en raison de l’utilité des zones humides – en bref, la diversité de la vie végétale et animale des zones humides a assuré la subsistance des populations et leur a procuré de nombreux autres avantages. www.mediaterre.org

 Dans les milieux humides, l’eau est le facteur déterminant tant pour le fonctionnement de ces zones naturelles que pour la vie animale et végétale. La submersion des terres, la salinité de l’eau (douce, saumâtre ou salée) et la composition en matières nutritives de ces territoires subissent des fluctuations journalières, saisonnières ou annuelles. Ces variations dépendent à la fois des conditions climatiques, de la localisation de la zone au sein du bassin hydrographique et du contexte géomorphologique (géographie, topographie).

Ces fluctuations sont à l’origine de la formation de sols particuliers ainsi que d’une végétation et d’une faune spécifiques. L’abondance des algues, de poissons, d’oiseaux d’eau, et d’autres espèces sauvages, peut ainsi varier dans un même milieu selon la période de l’année.

Ainsi, les zones humides qui existent dans des zones marines, côtières, continentales ou artificielles, servent deux causes essentielles : nourrir l’humanité et lutter contre les changements climatiques. Les plantes de ces zones régulent le climat notamment en absorbant certains engrais et pesticides dangereux, ainsi que certaines toxines des industries.  Ces zones sont des lieux de loisirs et de recréation, d’autant plus que de nombreuses activités y sont pratiquées: les courses de pirogues, le festival, les croisières, etc.

 Tous ces facteurs expliquent que la définition et la délimitation des milieux humides soient des sujets complexes, souvent matière à controverse. Les définitions des zones humides sont aussi nombreuses que leurs rédacteurs, qu’ils soient scientifiques, gestionnaires, juristes ou politiques.

Qu’est-ce qu’une zone humide ?

Une zone humide, dénomination dérivant du terme anglais « wetland », est une région où le principal facteur d’influence du biotope et de sa biocénose est l’eau. On distingue généralement les zones humides côtières et marines différenciées par la proximité de la mer plus que par la salinité. La Convention de Ramsar a retenu dans sa définition les zones littorales « où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres ». (Avec matériel de la Wikipedia)

Au niveau international, la « Convention relative à la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources » (convention de Ramsar) a adopté une définition assez générale prenant en compte un certain nombre de milieux marins comme les récifs coralliens et les herbiers marins ainsi que les cours d’eau et milieux souterrains.

Selon la définition de la Convention de Ramsar, les zones humides comprennent une grande diversité d’habitats : marais, tourbières, plaines d’inondation, cours d’eau et lacs, zones côtières telles que les marais salés, les mangroves et les lits de zostères (plantes marines vivace), mais aussi des récifs coralliens et autres zones marines dont la profondeur n’excède pas six mètres à marée basse et zones humides artificielles telles que les bassins de traitement des eaux usées et les lacs de retenue. Bref, ce sont des étendues inondées par l’eau soit en permanence soit saisonnièrement. Marquant le début de prise de conscience internationale pour la protection de la biodiversité, cette convention prévoit la désignation de sites dans le monde – en avril 2011, il y en avait près de 2 000, répartis dans 160 pays – et chapeaute chaque année les JMZH relayées par différents établissements publics, associations, collectivités territoriales ou entreprises. Elle sert de cadre à l’action locale, nationale et à la coopération internationale et a été ratifiée par l’Allemagne en 1976 et par la France en 1986.
Les sites Ramsar sont des zones humides aux qualités patrimoniales remarquables sur le plan mondial pour leur faune, leur flore et leurs paysages.


Selon le code de l’environnement en France, les zones humides sont des « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire, ou dont la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année». (Art. L.211-1 du code de l’environnement).

Pour la France métropolitiaine & la Corse, les critères de définition et de délimitation d’une zone humide ont été explicités afin de faciliter une appréciation partagée de ce qu’est une zone humide en vue de leur préservation par la réglementation. (articles L. 214-7-1 et R. 211-108).

En ce qui concerne les enjeux de protection, de gestion et de restauration, le Forum des Marais Atlantiques anime et administre le Réseau Partenarial des Données sur les Zones Humides – RPDZH en lien avec ses partenaires financiers. Sur ce réseau, vous pourrez trouver l’ensemble des données cartographiques partagées par les producteurs d’informations géographiques (collectivités, associations, services de l’état,…).

Le réseau dresse la cartographie des zones humides inventoriées par les membres et les partenaires du réseau ainsi que des données s’y rapportant (eau, environnement, les acteurs,…). Vous pourrez également retrouver les producteurs d’informations ainsi que des présentations synthétiques sur les zones humides.

sig.reseau-zones-humides.org

Les différentes fonctions assurées par les zones humides

On entend par fonctions les « actions qui ont lieu naturellement dans les zones humides, résultantes d’interactions entre la structure de l’écosystème et les processus physiques, chimiques et biologiques » (Maltby et al. 1996). On considère également que les fonctions sont  « les activités normales, caractéristiques de l’écosystème ou simplement ce que font les zones humides. » (Smith et al. 1995)

La réalisation des fonctions dans une zone humide est dépendante de la structure de la zone humide (organisation dans l’espace), des processus physiques, chimiques et biologiques ainsi que de sa position dans le bassin versant et de ses critères hydrogéomorphologiques (Aidoud et Clément 2014 ; Gayet et al. 2016).

On va en retrouver trois principales : hydrologiques, physiques et biogéochimiques et des fonctions écologiques/biologiques.

1. Fonctions hydrologiques : Les zones humides assurent un rôle important dans la régulation du cycle d’eau. De par leurs caractéristiques, elles sont en capacités de capter et stocker de grands volumes d’eau, comme des éponges. Cela va être notamment le cas lors des crues lorsque l’eau déborde des cours d’eau. Par la suite, elles vont être en capacité de stocker cette eau pendant de longues périodes en la redistribuant de manière progressive dans les cours d’eau. Enfin les zones humides sont généralement assez bien connectées avec les eaux souterraines dont les nappes phréatiques, l’eau qu’elles stockent va permettre d’alimenter ces nappes pendant une grande partie de l’année.

Au niveau des zones humides, la présence de l’eau de manière fluctuante favorise une végétation importante. Il y a des transferts importants d’eau avec l’atmosphère grâce à l’évapotranspiration de ces végétaux. L’eau étant un élément fondamental de la vie sur Terre, ces milieux gorgés d’eau vont permettre le développement des plantes/des animaux et donc assurer les différents transferts d’eau.

 2. Fonctions physiques et biogéochimiques : L’eau apporte et dépose au sein des zones humides de grandes quantités de matières organiques et minérales grâce aux cours d’eau, aux ruisseaux, et aux différents ruissellements. Cela peut être du sable, du limon, des nitrates, du phosphore mais aussi des pesticides. Ces éléments vont être stockés pendant des périodes plus au moins longues selon les milieux. Ils seront déplacés, remobilisés, notamment lors des grandes crues, des tempêtes, plus en aval par exemple des cours d’eau. Tous ces éléments peuvent ensuite être transformés par les végétaux et les micro-organismes qui s’en servent pour leur développement (nitrates, phosphates). Ce stockage de matière va être également amplifié physiquement par la présence de la végétation dont les racines vont stabiliser le sol, le contenir et donc limiter l’érosion. Enfin les zones humides agissent comme un filtre naturel, en stoppant l’avancée des particules, de la matière en suspension, et en piégeant des éléments comme l’azote, le phosphore ou le carbone. Ainsi l’eau en sortie de zone humide est filtrée, débarrassée d’un certains nombres d’éléments  (mais cela dépend surtout de l’état de la zone humide et de la période de transit de l’eau dans la zone humide).

 3. Fonctions biologiques et écologiques : Les zones humides sont des espaces d’une richesse biologique exceptionnelle, lié à la présence de l’eau et des différentes fonctions précédentes. La complexité des milieux, la nature du sol, les variations de présence de l’eau, nécessitent de nombreuses adaptations des espèces. Il va y avoir une grande richesse au niveau de :

– la production biologique : La grande majorité de ces milieux humides (marais, estuaires, mangroves, etc.) sont ainsi considérés comme les milieux les plus productifs de la planète, c’est-à-dire qu’il y a production très importante de matière organique.

– la diversité écologique :  la grande variété de milieux humides entrainent des cortèges d’espèces de la flore et de la faune tout aussi différents les uns des autres.

– la diversité spécifique : les zones humides ne couvrent que 6,4 % de la surface des continents, pourtant elles hébergent  12 à 15 % du nombre d’espèces animales de la planète, dont (hors océans), 35 à 40 % des vertébrés, 40 % des poissons, 100 % des amphibiens et 25 % des mollusques. Ainsi, en France, 30% des espèces végétales remarquables et menacées vivent dans les milieux humides, environ 50% des espèces d’oiseaux dépendent de ces zones.

– la diversité interspécifique : Au sein même de chaque espèce, les particularités des milieux humides, leur isolement et leur variation ont demandé des adaptations menant à l’apparition de sous-espèces, voire de nouvelles espèces.

Pour en savoir plus : http://zones-humides.org/interets/fonctions

  7 bonnes pratiques de restauration d’une zone humide

  • Prendre la mesure des innombrables services que fournissait la zone humide et s’efforcer d’en réhabiliter le plus grand nombre possible.
  • Chercher à recréer un écosystème qui puisse s’auto-entretenir.
  • Associer les communautés et les entreprises locales aux phases de planification et de mise en œuvre.
  • Déterminer les causes de la dégradation et les limiter voire les éliminer.
  • Nettoyer la zone dégradée.
  • Restaurer la végétation et la faune natives et éliminer les espèces envahissantes.
  • Restreindre l’accès au site, créer des espaces spécifiques pour les visiteurs et les animaux.

7 avantages clés des zones humides restaurées

  • Amélioration de la biodiversité.
  • Renouvellement et filtration de l’eau.
  • Renforcement de la protection contre les inondations et les tempêtes.
  • Plus de moyens de subsistance locaux et durables, moins de pauvreté.
  • Augmentation du tourisme, loisirs de meilleure qualité.
  • Capacité accrue de stockage de carbone et émissions évitées.
  • Satisfaction d’avoir réussi une transformation positive.

 

Les zones humides au service de l’Homme

Le service est souvent assimilé avec la notion de fonction. Le service est pourtant une perception humaine de l’effet et de la résultante de la fonction. Par exemple, la fonction « épuration des eaux » est en réalité le produit et sa perception par la société (le service rendu) de la fonction « rétention des nutriments »  (Rapin A. et al., AERMC, 2021)

Un service se définit comme un bénéfice que les humains obtiennent des écosystèmes directement ou indirectement, pour assurer leur bien-être (Millenium Ecosystem Assessment 2005). La notion de services écosystémiques qui sont appréciés par l’évaluation économique des services rendus par les écosystèmes en terme de coût-bénéfice et mêlant à la fois des éléments d’économie, écologie et sociale (Costanza et al. 1997, 2014). Ils se décomposent en services de production, régulation, d’habitat et culturels.

Il y a 3 grandes catégories de services : approvisionnement, régulation, culturels et sociaux

  1. Les services d’approvisionnement : Les milieux humides fournissent des produits indispensables à la société tels que : l’eau. C’est une ressource précieuse dans les nappes et cours d’eau qui va être mobilisée pour la consommation d’eau potable et les activités industrielles et agricoles. Il y a aussi un ensemble de biens. Ces produits peuvent être des matières premières utilisées par exemple pour la construction (bois, roseaux…), l’artisanat (vannerie, poterie…) ou le chauffage (bois de feu, tourbe). La production des milieux humides peut également être issue de l’agriculture ou de l’élevage, pour l’alimentation humaine et animale : production agricole (herbage, pâturage, riz, fruits, produits maraîchers, sel, cressonnières, exploitation forestière, roseaux…), production piscicole (pêche, pisciculture, crustacés), production conchylicole (moules, huîtres, coquillages…). Ainsi par exemple les services écosystémiques fournis par les prairies humides de France métropolitaine sont évalués entre 1 100 et 4600€ par hectare et par an.
  • Les services de régulation : Il existe de nombreux services de régulation. Il va y avoir tout d’abord une régulation au niveau de la qualité de l’eau grâce à l’épuration de l’eau dans les milieux humides. Les milieux humides sont des zones tampons, capables de purifier l’eau en piégeant ou transformant les éléments nutritifs en excès, les particules fines ainsi que certains polluants, grâces à des processus physiques, géochimiques et biologiques. Les dommages annuels liés à la pollution de l’eau (surcoût du traitement, perte de production, coûts de santé…) sont énormes. Les plaines inondables jouent le rôle de réservoir naturel et contribuent ainsi à la prévention contre les inondations. Par leur capacité de rétention de l’eau, les milieux humides diminuent l’intensité des crues. Les zones humides jouent également un rôle dans la stabilisation et la protection des sols : la végétation, adaptée à ce type de milieu fixe les berges, les rivages. Elle participe à la protection des terres contre l’érosion et freine la vitesse du courant lors de crues. 

Les milieux humides soutiennent les débits des cours d’eau en période d’étiage (basses eaux). L’eau accumulée pendant les périodes pluvieuses ou lors d’évènements météorologiques exceptionnels continuera d’alimenter progressivement les nappes phréatiques et les cours d’eau pendant les périodes sèches. Les zones humides jouent donc un rôle important notamment en tête de bassin versant.

En tant que puits de carbone naturels, les milieux humides atténuent le réchauffement climatique global. De manière générale, le carbone est séquestré par la végétation, via la photosynthèse. Les milieux humides influent le climat aussi localement par les phénomènes de transpiration des végétaux. De plus, à condition qu’elles ne soient pas dégradées, les tourbières ont un rôle primordial : la transformation progressive de la végétation en tourbe, accumule pendant des milliers d’années des quantités importantes de carbone. À l’échelle mondiale, les tourbières ne couvrent que 3 % de la surface terrestre mais stockent deux fois plus de carbone que les forêts (qui représentent 30 % de la surface terrestre). Si on donnait une valeur au carbone contenu dans le sol des tourbières, un hectare vaudrait environ 150 000€.

  • Les services culturels et sociaux : Les milieux humides regorgent de vie, ce sont souvent des lieux importants pour de grandes civilisations. Les estuaires, les deltas et les rivières ont accueilli ports et places commerciales depuis des millénaires. Les peuples vivants le long des côtes et des cours d’eau ont construit des relations étroites avec ces espaces naturels. La qualité paysagère des milieux humides n’est plus à démontrer ce qui en fait des espaces de loisirs et de partage importants. Il existe un véritable intérêt de la population pour les randonnées, les balades du dimanche, la pêche de loisirs, la chasse, certains sports aquatiques, les baignades, etc. Cela génère une activité touristique importante avec une forte fréquentation (baie du Mont Saint-Michel, les grands lacs intérieurs, les franges littorales de l’Atlantique et de la Méditerranée) et toute une économie parallèle.

4 services écosystémiques

Les zones humides figurent parmi les écosystèmes les plus productifs de la terre, ainsi elles rendent plusieurs services écosystémiques :

  • Le service d’approvisionnement : en eau, en aliment et en matériel brut
  • Le service de régulation : régulation du climat, gaz, eau ; séquestration du carbone, épuration de l’eau et filtrage des déchets
  • Le service culturel : héritage culturel et identité, loisirs et recréation
  • Le service de support : stockage et cycles de nutriments

En savoir plus : http://www.zones-humides.org/interets/services-rendus

Une célébration annuelle grandissante et innovante  pour revitaliser et restaurer les zones humides dégradées

La première Journée mondiale des zones humides fut célébrée en 1997 dans les pays tels qu’Australie, Bangladesh, Canada, Chine, Espagne, États‑Unis d’ Amérique, ex‑République yougoslave de Macédoine, Inde, Indonésie, Irlande…

La communauté internationale  s’est mobilisée autour du slogan « L’eau pour les zones humides, les zones humides pour l’eau » à la deuxième édition en 1998.

 « L’Homme et les zones humides – un lien vital » était le thème de la JMZH en 1999.

« Célébrons nos zones humides d’importance internationale » marquait en 2000 l’inventaire des 1011 zones humides de 117 pays.

« Les zones humides – Un monde à découvrir! » était le thème de la Journée mondiale des zones humides en 2001. Depuis cette année, les organismes gouvernementaux, les organisations non gouvernementales et les groupes de citoyens redoublent d’originalité et d’inventivité pour proposer des animations sortant des sentiers battus.

En 2002, la célébration revêtait une casquette culturelle avec comme thème « Zones humides : eau, vie et culture ».

« Pas de zones humides – pas d’eau! » était le thème de la Journée mondiale des zones humides en 2003.

En 2004, on avait « Des montagnes à la mer – Les zones humides travaillent pour nous »En 2005, c’était « La diversité des zones humides est un trésor: ne le gaspillons pas! ».

Le thème de la Journée mondiale des zones humides, en 2006, était « Moyens d’existence en danger ». Toutes les zones humides sont concernées, des lacs de l’Arctique aux récifs…

En 2007, c’était « Du poisson pour demain? » et la campagne portait sur les zones humides et les pêcheries.

En 2008 on a fait constater « Notre santé dépend de celle des zones humides ».

Le thème pour 2009 concerne les bassins hydrographiques et leur gestion. En effet, nous vivons tous au sein d’un bassin hydrographique.

2010 avait pour slogan « Les zones humides, la biodiversité et les changements climatiques ». L’Afrique centrale vibre au rythme de la journée internationale des zones humides (2010) avec le RAPAC.

Le thème de la Journée mondiale des zones humides 2011, « les zones humides et les forêts », a été choisi parce que 2011 a été déclaré Année internationale des forêts. L’organisation de la société civile Cipcre-Benin avait initié une série d’activités autour de deux pôles principaux à savoir, des rencontres avec le public et un déploiement dans les médias. http://cipcrebenin.org/?option=com_content&view=article&id=47:journeezoneshumides&catid=34&Itemid=91

Le thème de la Journée mondiale des zones humides 2012, « Les zones humides et le tourisme », est lié à celui de la COP11 qui a eu lieu à Bucarest.

La JMZ 2013, s’est associée au Programme hydrologique international de l’UNESCO.

En 2014, l’Année internationale de l’agriculture familiale, la Convention sur les zones humides a choisi « Les zones humides et l’agriculture » comme thème de la Journée mondiale des zones humides. Une autre thématique proche caractérise l’année 2015.

« Les zones humides pour notre avenir : Modes de vie durables ». Ce thème a été choisi en 2016 pour exprimer le rôle vital des zones humides pour l’avenir de l’humanité. Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la jeunesse 2016 autour du thème « La route vers 2030 : Éliminer la pauvreté et parvenir à des modes de consommation et de production durables », des leaders des organisations de la jeunesse camerounaise investis dans la préservation de l’environnement avaient lancé le 13 août 2016 le processus de création d’un réseau dénommé « Réseau des Jeunes pour la Préservation des zones Humides (REJEPH) ».  C’était lors d’un atelier  de validation du document de cadre logique organisé à Yaoundé par Water For Life Cameroon avec l’appui du GWP-CAf. https://www.gwp.org/fr/GWP-Afrique-Centrale/GWP-CAf-EN-ACTION2/activites/Premier-pas-sur-la-chemin-de-la-creation-dun-reseau-pour-la-preservation-des-zones-humides-au-Cameroun/

Le Comité permanent de la Convention sur les zones humides avait choisi le thème « Les zones humides pour la prévention des risques de catastrophes » pour la Journée mondiale des zones en 2017.

Durant la célébration de 2018,  le comité permanent de la Convention de Ramsar avait planché pour « un avenir urbain durable », attirant l’attention sur les risques liés à la dégradation des zones humides, émanant de l’agriculture urbaine, l’aquaculture, les aménagements des cours d’eau, les pollutions dues aux eaux des industries (hydrocarbures, produits dangereux) et des eaux de ruissellements, l’urbanisation et ses aménagements (lotissements, routes, décharges, installation portuaire, aménagements hydroélectriques). Utiliser rationnellement les zones humides, adopter des politiques qui tiennent compte des zones humides, sensibiliser la population sur la protection de ces de ces zones, éviter le boisement, les constructions et le déversement des déchets devaient permettre d’inverser la tendance. https://lauremasquare.mondoblog.org/2018/02/13/journee-zones-humides/

« Les zones humides et le changement climatique », thème choisi pour célébrer la Journée mondiale des zones humides en 2019, attire l’attention sur le rôle vital des zones humides.

En 2020 la célébration de la Journée mondiale fait observer que la biodiversité des zones humides est indispensable à la vie  et que la perte de biodiversité reflète la disparition, la dégradation et l’exploitation non durable, sans précédent, des écosystèmes.

Depuis le 30 août 2021, cette journée a été reconnue par l’Organisation des Nations Unies, ce qui augmente sa portée. En effet, les zones humides qui jouent entre autres un rôle incontestable dans l’approvisionnement en eau douce des populations humaines et l’économie de milliers de populations, la conservation d’une riche biodiversité, l’adaptation et l’atténuation des changements climatiques, ne cessent de régresser, avec une dégradation de près de 90% depuis les années 1700 et de 35% depuis les années 1970. La campagne 2021 met en évidence la contribution des zones humides à la quantité et à la qualité de l’eau douce sur notre planète.  Organisé par la Convention de Ramsar sur les zones humides, le thème 2021 met l’accent sur le lien intrinsèque entre les zones humides et l’eau douce, en soulignant le rôle que jouent les zones humides dans la quantité et la qualité de l’eau douce sur notre planète.https://www.inter-reseaux.org/ressource/evenement-2-fevrier-journee-mondiale-des-zones-humides/

Le Camerounlance le Plaidoyerle 9 février 2021 sur « zones humides et eau ». Au cours des activités présidées par le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, Hele Pierre, le membre du gouvernement a révélé que le Cameroun consolide en ce moment les fiches d’inscription de six nouvelles zones humides comme sites Ramsar. Les zones humides concernées sont : le parc national de Ma Mbed Mbed dans l’Extrême-Nord, le bas Sanaga vers l’estuaire, la plaine inondée du Nyong dans le Centre, le lac Ossa et le bassin versant du Nkam-Wouri dans le Littoral et enfin la zone humide de Batoke-Bakinguile dans le Sud-Ouest. Le Cameroun compte alors sept sites Ramsar, c’est-à-dire inscrits sur la liste des zones humides d’importance internationale. Il s’agit de la plaine d’inondation de Waza-Logone (Extrême-Nord), du lac Barombi Mbo (Sud-Ouest), de la partie camerounaise du fleuve Sangha (Est), de la partie camerounaise du lac Tchad (Extrême-Nord), de l’Estuaire du Rio del Rey (Sud-Ouest), de la partie camerounaise du fleuve Ntem (Sud) et de la zone humide d’Ebogo (Centre).

La Convention de Ramsar (traité international adopté en 1971 et entré en vigueur en 1975) est en vigueur au Cameroun depuis le 20 juillet 2006. Selon les sources officielles, les zones humides couvrent près de 70% du territoire national. https://www.mediaterre.org/actu,20210212110910,6.html

L’édition 2022 de la Journée mondiale des zones humides avait pour thème « Agir pour les zones humides, c’est agir pour la nature et les humains ». Au Cameroun comme dans bien de pays africains, asiatiques ou européens, la JMZH est un événement alors coordonné au niveau national. L’amphithéâtre de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) de Yaoundé, avait  abrité le lundi, 28 février 2022, les activités marquant la célébration de la journée mondiale des zones humides au Cameroun, sous la présidence du ministre de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable (minepded), Hele Pierre. Traditionnellement célébrée le 2 février, cette date a dû être décalée à cause de l’organisation de la CAN Total énergie Cameroun 2021, suivie de la fête de la jeunesse camerounaise le 11 février 2022. Pour cette édition, des experts avaient été conviés pour échanger avec les étudiants de l’Enam, qui sont les futurs administrateurs. Ces échanges portaient sur les défis et les enjeux de la protection des zones humides au Cameroun. https://abelainfo.com/2022/03/02/cameroun-journee-mondiale-des-zones-humides-lenam-a-abrite-levenement/

Directement concernée par les questions environnementales, l’Université Senghor a célébré les 2 et 3 février 2022 via son département environnement, la journée mondiale des zones humides.

 En 2023 le thème retenu insiste sur l’urgence à restaurer les zones humides : l’heure n’est plus seulement à la prévention et à la sensibilisation, mais bien à la réparation.  Elles continuent en effet de disparaître partout dans le monde alors qu’il s’agit d’un des écosystèmes les plus utiles pour répondre aux crises – climat, eau, biodiversité – que nous traversons actuellement. Plus, l’édition 2023 de la JMZH est un bonne opportunité pour valoriser les projets de restauration de zones humides réalisés dans le passés, en cours de réalisation et/ou en prévision auprès de différents publics : populations; élus; partenaires techniques et financiers; collègues et confrères d’autres territoires …). La nouvelle plateforme https://jagispourlanature.org simplifie le processus de publication des animations L’objectif de la Journée mondiale 2023, dont le thème est « Revitaliser et restaurer les zones humides dégradées », souligne l’importance d’une bonne restauration de ces zones, afin qu’elles puissent être utilisées de manière rationnelle et durable.

Au cœur de la campagne de cette année : un appel urgent à l’action. L’objectif est d’inciter à agir et à investir aussi bien en capital financier qu’en capital humain et politique pour empêcher les zones humides du monde entier d’intégralement disparaître et restaurer celles que nous avons déjà perdues.https://www.un.org/fr/observances/world-wetlands-day

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