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Le recyclage : un enjeu majeur pour notre futur

18 Mar

Le recyclage : un enjeu majeur pour notre futur

En Afrique, les défis actuels du recyclage s’articulent autour d’une transition complexe : transformer un secteur largement informel en une industrie structurée capable de soutenir l’économie circulaire continentale. Exploration rapide de quelques modèles et expérience camerounaise en matière de recyclage.

Le recyclage ne se limite plus à la simple gestion des déchets ; il est devenu le pivot d’une transition systémique vers l’économie circulaire. En effet, l’enjeu n’est plus seulement technique, mais géopolitique, industriel et sociétal. Près de 80 % à 95 % de la collecte et du tri en Afrique subsaharienne reposent sur le secteur informel. Les récupérateurs de déchets (waste pickers) opèrent souvent sans protection sociale ni équipements de sécurité, s’exposant à des risques sanitaires majeurs (métaux lourds, fumées toxiques). Bien que ces acteurs soient le maillon essentiel de la chaîne, ils reçoivent une part minime de la valeur ajoutée finale. Face à l’échec de la collecte, l’enjeu actuel est leur formalisation via des coopératives ou des intégrations public-privé.

L’urgence réglementaire face à la pollution plastique et les déchets électroniques

Au-delà des conditions de travail inadéquates et le manque de reconnaissance, le poids de l’économie informelle reste déterminant dans les métiers du recyclage, d’autant plus que l’Afrique demeure une destination majeure pour les exportations illégales d’équipements usagés provenant d’Europe et d’Amérique du Nord. On estime que l’Afrique perd plus de 4 milliards de dollars chaque année en ne recyclant pas formellement les métaux précieux contenus dans ces déchets. Le coût de ce « Dumping » est le premier défi spécifique des déchets électroniques. Il faut y ajouter l’insuffisance des infrastructures, car le manque d’usines de traitement haute technologie oblige souvent à des méthodes de brûlage à l’air libre pour extraire le cuivre, polluant durablement les sols.

La consommation de plastique en Afrique de l’Ouest devrait atteindre 12 millions de tonnes en cette année 2026, selon les études environnementalistes. De plus, environ 80 % des plastiques sont encore mal gérés, finissant dans les écosystèmes marins ou obstruant les réseaux de drainage urbains (cause majeure d’inondations). De nombreux pays, à l’exemple du Rwanda, du Sénégal et du Kenya, ont adopté des interdictions strictes sur les plastiques à usage unique. Le défi réside désormais dans l’application des lois et la porosité des frontières qui facilite la contrebande de sacs plastiques.

Le plan d’action continental (2024-2034) de l’Union Africaine et la transition du linéaire au circulaire

Pour répondre à ces crises, l’Union Africaine a lancé un cadre stratégique visant, non seulement a harmoniser les régulations en créant des normes communes pour le commerce des déchets recyclables via la ZLECAF (Zone de Libre-Échange Continentale Africaine), mais aussi à forcer les entreprises (notamment les multinationales de boissons) à financer la collecte et le recyclage des emballages qu’elles mettent sur le marché. Cette responsabilité élargie du producteur fait que de nos jours au Kenya, des start-ups transforment désormais les déchets électroniques en prothèses bioniques abordables, illustrant comment l’Afrique passe du statut de « dépotoir » à celui de laboratoire d’innovation.

Le modèle traditionnel « extraire-fabriquer-jeter » atteint ses limites physiques. Le recyclage du futur vise à fermer la boucle pour transformer le déchet en matière première secondaire (MPS). L’Éco-conception voudrait une intégration de la fin de vie dès la planche à dessin (démontabilité, mono-matériaux). L’extraction de métaux rares (lithium, cobalt) dans nos appareils électroniques devient plus rentable et moins polluante que l’extraction minière conventionnelle. On s’achemine donc vers l’ère l’Urban Mining (Mine Urbaine) et le recyclage 4.0 qui constituent des ruptures technologiques. Comme indicateur clé, d’ici 2030, l’Union européenne imposera un taux d’incorporation de matières recyclées minimal dans tous les nouveaux produits plastiques. Le recyclage des batteries de véhicules électriques, sera alors un secteur critique pour les prochaines années.

On le voit, l’efficacité du recyclage futur repose sur l’innovation de pointe pour traiter des flux complexes à travers le recyclage chimique. Contrairement au recyclage mécanique qui dégrade la fibre plastique, le recyclage chimique décompose les polymères à l’échelle moléculaire pour créer un plastique « vierge » à l’infini. Des robots dopés à l’intelligence artificielle identifient et séparent désormais les matériaux avec une précision impossible pour l’humain, augmentant drastiquement la pureté des gisements. Cette combinaison IA et Tri Optique induit une traçabilité Blockchain : garantir l’origine et la composition des matériaux recyclés pour répondre aux normes de sécurité (notamment alimentaires).

Enjeux géopolitiques et souveraineté

D’un tout autre point de vue le recyclage devient une arme de souveraineté industrielle. Pour les spécialistes en énergie, recycler l’aluminium nécessite 95 % d’énergie en moins que sa production primaire. D’où l’aspiration à l’indépendance énergétique et à la Sécurisation des ressources. Face aux tensions sur les terres rares, les pays disposant d’infrastructures de recyclage avancées réduisent leur dépendance aux importations (notamment de Chine).

Toutefois, le recyclage n’est pas une solution miracle. Le futur impose une hiérarchie stricte des usages qui se dessine notamment dans le schéma suivant: réduction à la source (Refuser), réemploi et réparation (Protéger la valeur ajoutée de l’objet), recyclage (Dernier recours pour la matière). Le risque du « tout recyclage » est de justifier une consommation effrénée sous prétexte que « tout se recycle ». Cet effet rebond souligne davantage une chose essentielle à retenir : l’enjeu futur est donc autant comportemental que technique.

Le Rwanda et le Ghana s’imposent comme les chefs de file de l’économie circulaire en Afrique, chacun adoptant une approche distincte : une régulation étatique stricte pour le Rwanda et une innovation entrepreneuriale résiliente pour le Ghana. Le point de vigilance pour les deux pays reste la mise à l’échelle. Car si les modèles de réussite existent, ils ne traitent encore qu’une fraction (environ 10-15 %) du volume total des déchets générés par l’urbanisation rapide.

Dans son modèle de rigueur institutionnelle, le Rwanda utilise la loi comme moteur d’innovation. Après avoir été pionnier dans l’interdiction des plastiques, le pays structure ses filières techniques. Située dans la zone industrielle de Bugesera, l’usine Enviroserve Rwanda (E-Waste) est indexée comme l’une des plus modernes d’Afrique, dans la mesure où elle ne se contente pas de recycler ; elle reconditionne les ordinateurs pour les redistribuer dans les écoles rurales, transformant un déchet en outil pédagogique. À Kigali, des partenariats public-privé transforment les déchets des marchés en fertilisants organiques et en biomasse, réduisant la dépendance aux engrais chimiques importés. Pour davantage valoriser les déchets organiques le gouvernement rwandais a instauré une taxe sur les produits non recyclables, dont les revenus financent directement les centres de collecte communautaires gérés par des coopératives de femmes et de jeunes (Lévy Environnementale 2025-2026)

L’innovation par la technologie et l’inclusion est le modèle du Ghana qui se distingue par sa capacité à transformer des crises environnementales (comme celle d’Agbogbloshie) en opportunités économiques via le secteur privé. Lancé en 2025 à Ho, le centre dénommé The Ghana Circular Economy Centre (GCEC) incube plus de 700 technologies circulaires. Il soutient des projets allant de la fabrication de papier à partir de troncs de bananiers à la production d’aliments pour bétail à base de déchets d’avocats. Longtemps symbole de la pollution électronique, la mutation d’Agbogbloshie la transforme grâce à des initiatives comme The Revival, qui pratique l’upcycling textile à grande échelle, et des centres de démantèlement propre soutenus par la GIZ. L’enjeu est de passer du brûlage toxique à l’extraction mécanique sécurisée. Coliba, start-up ghanéenne de recyclage digital, utilise une application mobile pour inciter les ménages et entreprises à trier leurs plastiques. Elle a réussi à intégrer des milliers de « waste pickers » informels dans une chaîne de valeur formelle, leur offrant une identité bancaire et une assurance santé.

Vers une économie circulaire intégrée au Cameroun

Au Cameroun, le recyclage est en pleine mutation, passant d’une gestion de crise urbaine à une opportunité de développement industriel. L’expérience camerounaise se distingue par l’émergence de champions nationaux et une structuration progressive des filières plastique et électronique. Ce pays produit environ 600 000 tonnes de déchets plastiques par an, dont seulement une infime partie était recyclée il y a dix ans. Aujourd’hui, le modèle repose sur la synergie entre industriels et collecteurs. Par exemple, Namé Recycling, entreprise leader qui a industrialisé la collecte, transforme les bouteilles PET en granulés ou en feuillards (sangles d’emballage), exportés ou réutilisés localement. Le Partenariat PRALAC opérationnalise un accord entre le gouvernement et les entreprises agroalimentaires (comme les Brasseries du Cameroun) pour financer des centres de collecte via le principe de Responsabilité Élargie du Producteur (REP). Dans l’innovation locale, des initiatives comme Madiba & Nature transforment les bouteilles en plastique en pirogues écologiques pour les pêcheurs de Kribi, alliant dépollution marine et utilité sociale. Avec l’explosion du numérique à Douala et Yaoundé, le Cameroun fait face à un flux massif de matériel obsolète. Solidarité Technologique (WEEECAM), initiative basée à Douala, est une référence africaine pour avoir mis en place un système de collecte par tricycles et une usine de démantèlement aux normes internationales. Le projet permet d’extraire des cartes mères, du cuivre et de l’aluminium, réinjectés dans le circuit industriel mondial, évitant ainsi le brûlage sauvage sur les décharges comme celle du quartier Ngousso, à Yaoundé.

Malgré ces succès, l’expérience camerounaise rencontre des freins persistants. Les entreprises de recyclage plaident encore pour des exonérations douanières sur les machines de transformation et une baisse de la TVA sur les produits issus du recyclage. Le dépotoir de Nkolfoulou, la principale décharge de Yaoundé reste un défi majeur. Bien que des projets de captage de biogaz soient à l’étude, la transition vers un centre de tri moderne est lente. Il y a la nécessité d’une éducation au tri, car le tri à la source par les ménages reste marginal, obligeant les recycleurs à supporter des coûts élevés de pré-collecte et de nettoyage des matériaux souillés. Le secteur informel de la récupération à Douala ferait vivre indirectement plus de 5 000 familles, soulignant l’impact social crucial de cette activité.

Le pays mise désormais sur la Loi-cadre sur la gestion des déchets mise à jour, qui prévoit de rendre obligatoire l’incorporation de matières recyclées dans les emballages neufs fabriqués localement d’ici à l’horizon 2027.

Au Cameroun actuellement, le secteur du biogaz entre dans une phase de maturité industrielle. Porté par une volonté de souveraineté énergétique et des réformes fiscales majeures ; le marché présente des opportunités concrètes pour les investisseurs, de l’échelle domestique aux méga-projets d’infrastructure. En ce sens, le cadre réglementaire camerounais a radicalement évolué pour favoriser les énergies vertes. Notamment avec la défiscalisation des équipements. D’ailleurs, dès janvier 2026, l’importation de matériels destinés à la production de biocombustibles bénéficie d’une exonération totale de droits de douane et de TVA. Les entreprises investissant dans la valorisation des déchets peuvent bénéficier de crédits d’impôt allant jusqu’à 75 % des charges d’investissement pour les projets agropastoraux. Les unités de transformation installées en zone rurale ou périurbaine bénéficient de 5 ans d’exonération totale d’impôt sur les sociétés.

Dans les segments porteurs allant du déchet à l’énergie, l’investissement se décline en trois échelles distinctes, chacune répondant à une demande non satisfaite. A l’Échelle Industrielle (Waste-to-Energy), le projet « Blue Energy » et les nouvelles unités de Douala/Yaoundé visent une production de 912 GWh par an. L’opportunité sur le marché est l’alimentation des futurs réseaux de bus électriques et vente de surplus d’électricité au réseau national (Eneo). A l’Échelle Agro-industrielle (Cogénération), l’opportunité réside dans les abattoirs, les plantations de palmiers à huile et les fermes d’élevage intensif qui génèrent des effluents massifs. En termes de rentabilité, il y a réduction des coûts de facture énergétique de l’usine de 30 à 50 % par l’auto-consommation thermique et électrique. En ce qui concerne le segment domestique et rural, l’objectif gouvernemental est dans l’opportunité d’équiper 1,7 million de personnes par an en solutions de cuisson propre (biogaz, GPL) d’ici 2030. Le modèle consiste en la diffusion de biodigesteurs préfabriqués en kit pour les ménages ruraux, couplée à la vente de digestat (fertilisant organique de haute qualité).

Les avantages compétitifs du marché camerounais résident dans ses atouts biophysiques et économiques uniques. Les 10 plus grandes villes pourraient produire environ 400 GWh d’électricité par an uniquement via les déchets municipaux. Le modèle économique ne repose pas uniquement sur le gaz. Il y a un double revenu sur ce marché des flottes captives, car la vente du digestat (sous-produit de la méthanisation) aux agriculteurs locaux offre une marge bénéficiaire supplémentaire face à l’augmentation du prix des engrais chimiques. Avec l’acquisition prévue de camions fonctionnant au biogaz pour la collecte des ordures, il existe une opportunité de créer des stations de compression de biométhane privées.

Il existe des risques à mitiger, cependant, puisque le succès dépend de la régularité des flux de déchets. Dans une telle considération logistique de collecte, investir dans une chaîne de pré-collecte privée est souvent plus sûr que de dépendre uniquement des décharges municipales saturées. Plus, le secteur souffre encore d’un manque de compétence technique en maintenance spécialisée locale. Les partenariats technologiques (transfert de technologie) sont fortement recommandés, dans le cas d’espèce. Le conseil expert estime que le segment le plus immédiatement rentable est la méthanisation des déchets d’abattoirs municipaux, car elle résout simultanément un problème de pollution critique et une demande énergétique locale forte.

Obtenir l’agrément d’investisseur prioritaire auprès de l’Agence de Promotion des Investissements (API)

Pour obtenir l’agrément d’investisseur prioritaire auprès de l’Agence de Promotion des Investissements (API) au Cameroun en 2026, la procédure repose sur la Loi de 2013 (modifiée en 2017 et 2024/2025). Cet agrément permet de bénéficier d’exonérations fiscales et douanières massives durant les phases d’installation (5 ans) et d’exploitation (10 ans). Une fois l’agrément obtenu, il est formalisé par une convention d’investissement signée entre l’investisseur et l’État. Cette convention fixe les avantages fiscaux et les engagements de l’investisseur (notamment en termes de création d’emplois) pour toute la durée du projet.

Il est important de retenir que la Loi de Finances 2026 a renforcé les contrôles a posteriori. Le non-respect des quotas d’emplois locaux annoncés dans le dossier d’agrément peut désormais entraîner le retrait immédiat des avantages et le remboursement des taxes exonérées. Conformément à la Loi de Finances 2026 et aux dispositions du Code Général des Impôts (CGI) du Cameroun, l’exonération de TVA pour les projets de biogaz cible les équipements de production, de transformation et de transport de l’énergie.

Pour bénéficier de cette franchise, les équipements suivants doivent être inscrits dans le plan d’investissement validé par l’API :

1. Équipements de Collecte et de Prétraitement

Cette phase est critique pour la pureté du gisement organique.

  • Broyeurs et dilacérateurs : Pour l’homogénéisation des intrants (déchets d’abattoirs, résidus agricoles).
  • Systèmes de tri mécanique : Séparateurs de phases et dégrilleurs pour éliminer les indésirables (plastiques, cailloux).
  • Pompes à lisier et agitateurs : Équipements hydrauliques de transfert vers le digesteur.

2. Le Bloc Méthanisation (Cœur du Processus)

Il s’agit des structures de réaction biochimique.

  • Cuves de digestion (Biodigesteurs) : En acier vitrifié, béton spécial ou membranes souples (souvent importées en kit).
  • Membranes de stockage (Gazomètres) : Doubles membranes de protection UV et stockage du gaz brut.
  • Dispositifs de chauffage : Échangeurs thermiques et pompes à chaleur pour maintenir la température (mésophile ou thermophile).

3. Équipements de Purification et de Valorisation

C’est ici que le biogaz devient une ressource commercialisable (Bio-GNC ou Électricité).

  • Unités d’épuration (Upgrading) : Systèmes de lavage à l’eau, adsorption par inversion de pression (PSA) ou membranes pour séparer le $CH_4$ du $CO_2$.
  • Groupes électrogènes à gaz (Cogénération) : Groupes spécialement conçus pour brûler du biogaz et produire simultanément de l’électricité et de la chaleur.
  • Compresseurs de gaz : Pour la mise en bouteille du méthane purifié.

4. Systèmes de Contrôle et Sécurité

  • Analyseurs de gaz : Capteurs de mesure du taux de méthane ($CH_4$), d’oxygène ($O_2$) et de sulfure d’hydrogène ($H_2S$).
  • Torchères de sécurité : Pour brûler l’excédent de gaz en cas de surpression.
  • Automates programmables (API/SCADA) : Systèmes informatiques de pilotage à distance du processus.

5. Traitement des Sous-produits (Digestat)

  • Séparateurs de phase solide/liquide : Presses à vis pour transformer le digestat en engrais solide stockable.
  • Unités de séchage et de granulation : Pour la commercialisation du fertilisant organique.

Pour sécuriser votre dossier auprès de l’API (Agence de Promotion des Investissements) et des douanes camerounaises, l’utilisation des codes du Système Harmonisé (SH) précis est cruciale. En 2026, le Tarif Extérieur Commun (TEC) de la CEMAC classifie ces équipements de haute technologie environnementale selon leurs fonctions mécaniques ou thermiques. Voici les codes SH stratégiques pour un projet de méthanisation au Cameroun :

1. Production et Digestion (Génie civil et thermique)

  • 8419.89.00 : Appareils et dispositifs pour le traitement de matières par des opérations impliquant un changement de température (utilisé pour les cuves de fermentation/digesteurs chauffés).
  • 7309.00.00 : Réservoirs, cuves et récipients similaires en fer ou en acier, d’une capacité excédant 300 litres (pour les stockages de digestat non mécanisés).
  • 3926.90.90 : Ouvrages en matières plastiques (souvent utilisé pour les membranes souples de gazomètres).

2. Mécanique et Transfert de Fluides

  • 8413.70.00 : Pompes centrifuges (pour le transfert du lisier et des substrats liquides).
  • 8479.82.00 : Machines et appareils pour mélanger, malaxer, concasser, broyer, cribler (indispensable pour les broyeurs d’intrants et les agitateurs de cuve).
  • 8421.29.00 : Appareils pour la filtration ou l’épuration des liquides (pour les séparateurs de phase solide/liquide).

3. Épuration et Compression du Gaz

  • 8421.39.00 : Appareils pour la filtration ou l’épuration des gaz (code clé pour les unités d’upgrading/lavage du biogaz).
  • 8414.80.00 : Compresseurs d’air ou d’autres gaz (pour la compression du biométhane en bouteilles ou cuves).

4. Valorisation Énergétique (Cogénération)

  • 8502.20.00 : Groupes électrogènes à moteur à piston à allumage par étincelles (moteurs à gaz). Note : Précisez bien « fonctionnant au biogaz » pour justifier l’exonération transition énergétique.
  • 8504.40.00 : Convertisseurs statiques (onduleurs et systèmes de gestion électrique pour l’injection réseau).

5. Contrôle et Instrumentation

  • 9027.10.00 : Analyseurs de gaz ou de fumées (capteurs $CH_4$, $H_2S$, $CO_2$).
  • 9032.89.00 : Instruments et appareils pour la régulation automatique (automates de pilotage SCADA).

Stratégie de sécurisation du dossier

  1. Libellé Précis : Sur vos factures proforma, ne mettez pas seulement le code SH. Le libellé doit correspondre exactement à celui du tarif douanier tout en précisant l’usage : « Appareil d’épuration de gaz (Code 8421.39.00) destiné exclusivement à la production de bio-méthane. »
  2. La Règle de l’Unité Fonctionnelle : Si vous importez une usine « clé en main », vous pouvez parfois solliciter un classement unique pour l’ensemble du système sous le code de la fonction principale (souvent 8419 ou 8479), ce qui simplifie énormément le dédouanement.
  3. Certificat d’Origine : Pour les équipements provenant de l’Union Européenne ou de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), assurez-vous d’avoir les certificats d’origine pour cumuler les avantages de l’API avec les préférences tarifaires de ces accords.

Alain Pangop,  www.affocom.com

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