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Penser autrement le vieillissement démographique

2 Oct

Penser autrement le vieillissement démographique

La Journée internationale des personnes âgées des Nations Unies 2025, célébrée ce 1er octobre sous le thème « Les personnes âgées, moteurs de l’action locale et mondiale : nos aspirations, notre bien-être et nos droits » révèle que le nombre de personnes âgées (définies comme les personnes de 65 ans ou plus) a triplé, passant d’environ 260 millions en 1980 à 761 millions en 2021. Entre 2021 et 2050, la part mondiale de la population âgée devrait passer de moins de 10 % à environ 17 %.

 Le vieillissement et l’allongement de la vie posent des défis complexes auxquels les pays et les institutions de développement doivent faire face. Ces problématiques concernent un large éventail de domaines : santé, protection sociale, retraite, emploi, financement… Les maladies non transmissibles, qui progressent généralement avec l’âge, exercent également une pression croissante sur les systèmes et les budgets nationaux.  Loin d’être des bénéficiaires passifs de la société, les personnes âgées de 65 ans et plus se veulent des moteurs du progrès, apportant leurs connaissances et leur expérience dans des domaines tels que l’équité en matière de santé, le bien-être financier, la résilience communautaire et la défense des droits humains. L’espérance de vie moyenne dans le monde a atteint 73,5 ans en 2025, soit une augmentation de 8,6 ans depuis 1995. Le nombre de personnes âgées de 80 ans ou plus augmente encore plus rapidement et devrait dépasser le nombre de nourrissons au milieu des années 2030, pour atteindre 265 millions. Cela met en lumière le rôle transformateur que jouent les personnes âgées dans la construction de sociétés résilientes et équitables. A leur sujet Le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres déclare : « Comme le rappelle le thème de cette année, les personnes âgées sont de puissants agents de changement. Elles doivent avoir voix au chapitre dans l’élaboration des politiques, l’élimination de la discrimination fondée sur l’âge et la construction de sociétés inclusives. »

Nécessité de stratégies adaptées pour les pays en développement

Le vieillissement de la population dans les pays en développement est un phénomène rapide et de plus en plus répandu, caractérisé par l’accélération de la proportion des personnes âgées, un rythme trois fois plus rapide qu’ailleurs selon certaines projections. Ce processus, bien que différent de celui des pays développés, pose des défis majeurs en termes de santé, d’économie et de systèmes de protection sociale, souvent avec des structures de soutien familial moins robustes pour les personnes âgées. Les pays émergents et en développement, qui accueilleront la majorité des personnes âgées d’ici 2050, doivent mettre en place des stratégies adaptées pour répondre à ces enjeux. 

Les principales caractéristiques du vieillissement dans les pays en développement sont les suivantes :

  • Accélération du rythme : Le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus est prévu de tripler dans les pays en développement entre 2010 et 2050, un rythme bien plus rapide que dans les pays développés. 
  • Augmentation de la proportion mondiale : La part des personnes âgées de 60 ans et plus dans la population mondiale va presque doubler, atteignant 22 % d’ici 2050, tandis que les pays en développement recevront la plus grande partie de cette croissance. 
  • Prédominance rurale : Les populations rurales sont particulièrement touchées, avec une augmentation de la proportion des personnes âgées dans ces zones. 

Les défis associés au vieillissement dans les pays en développement peuvent se percevoir dans les systèmes de retraite insuffisants. Ces pays sont souvent mal préparés et disposent de systèmes de retraite rudimentaires, laissant de nombreuses personnes âgées sans ressources. En outre, l’évolution des structures familiales montre la diminution de la taille des familles et l’augmentation de la mobilité des populations qui affaiblissent les systèmes traditionnels de soutien familial aux personnes âgées. L’augmentation des besoins en sante ici interpelle l’amélioration de la santé et l’allongement de l’espérance de vie. On voit ici surtout une augmentation des maladies chroniques et des maladies liées à l’âge, nécessitant des systèmes de santé plus performants. Le vieillissement de la population peut freiner la croissance économique, augmenter le poids des transferts sociaux et entraîner des pénuries de main-d’œuvre. 

Retenons quelques Stratégies d’adaptation :

  • Les réformes des systèmes de retraite : Il est nécessaire d’adapter ou de créer des systèmes de retraite, parfois en augmentant l’âge de la retraite ou en développant des systèmes par capitalisation. 
  • La promotion de l’emploi : Encourager l’emploi des femmes et des personnes âgées peut aider à compenser le ralentissement de la croissance de la population active. 
  • Le soutien à l’autonomie : Développer des systèmes de soutien et de soins pour l’autonomie des personnes âgées est crucial pour garantir leur bien-être. 
  • Adaptation des politiques locales : Les politiques doivent être conçues et mises en œuvre au niveau local pour tenir compte des contextes spécifiques de chaque pays. 

Les atouts de la longévité dans les pays développés :

  • Stabilité : Les revenus sont stables et réguliers grâce aux baux commerciaux sur de longues périodes. 
  • Avantages fiscaux  : Des avantages existent, notamment le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP). Investissement en EHPAD 
  • Rendement : La rentabilité contractuelle est généralement entre 4,5 % et 5 %.
  • Taux d’occupation : Le taux d’occupation élevé des EHPAD (en moyenne 98 %) favorise ce niveau de rendement. Alternatives plus spécifiques pour les seniors
  • Assurance-vie : C’est une solution à privilégier pour la retraite, offrant une fiscalité plus douce et une gestion plus facile, surtout après 70 ans. 
  • Vente en viager : Les rentes sont partiellement exonérées d’impôt sur le revenu, le taux d’exonération dépendant de l’âge du vendeur (par exemple, 30 % imposés à partir de 70 ans). 
  • PEA : Le Plan d’Épargne en Actions permet d’investir en bourse avec une fiscalité avantageuse après une certaine durée, et est particulièrement intéressant pour les seniors. 
  • Colocation senior : Pour un intérêt financier, la colocation permet de réduire les charges locatives et les frais de co-location, offrant une solution économique. 

La « rentabilité des personnes âgées » peut ainsi se référer à l’investissement immobilier en résidence senior (avec des rendements bruts autour de 4 % à 6 % ou plus, selon la source), à l’assurance-vie (pour une fiscalité avantageuse après 70 ans), ou au viager (avec une partie de la rente exonérée d’impôts selon l’âge du vendeur). D’autres options incluent le PEA (pour les marchés financiers) et la colocation senior (pour réduire les coûts de logement). Concernant l’investissement locatif en résidence, les rendements bruts peuvent varier, mais ils se situent souvent entre 3,8 % et 4,25 % pour les résidences seniors, ou même dépassent 6 % pour des opérations en LMNP avec des baux commerciaux de longue durée. 

Améliorer la qualité de vie et ralentir le déclin

Il est impossible de « rentabiliser la sénilité », car c’est un terme qui ne s’applique pas à la condition médicale de la démence sénile. L’objectif est plutôt d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes, de prévenir ou de ralentir le déclin cognitif et de gérer les symptômes, par exemple, à travers des activités physiques adaptées, un maintien de la vie sociale, une sécurisation du logement, ou, si nécessaire, l’hébergement en maison de retraite. On peut retenir globalement :

  • L’activité physique : Faire de l’exercice régulièrement, comme la marche ou le vélo, est bénéfique pour le cerveau, améliore la circulation sanguine et peut aider à maintenir les fonctions cognitives. 
  • La vie sociale : Maintenir des interactions sociales régulières peut améliorer la mémoire, la concentration et l’humeur. 
  • La routine et l’adaptation : Mettre en place une routine quotidienne et proposer des activités adaptées à la personne (dessin, jardinage, jeux de mémoire) peut aider à réduire le stress et à maintenir un sentiment de contrôle. 
  • La sécurisation du domicile : Aménager le logement pour éviter les chutes, notamment par l’installation de douches de plain-pied, peut être essentiel. 
  • Le soutien médical : Bien qu’il n’existe pas de remède, des médicaments peuvent aider à modérer certains symptômes. 
  • La téléassistance : Un dispositif de téléassistance 24h/24 et 7j/7 permet de joindre un tiers en cas de problème, offrant une sécurité supplémentaire à la personne âgée. 
  • Prise en charge spécialisée : Pour les cas avancés de démence sénile, l’hébergement en maison de retraite médicalisée (EHPAD) peut être nécessaire pour assurer une prise en charge adaptée et une sécurité optimale. 

La prévention et l’hygiène de vie peuvent soutenir l’accompagnement des personnes âgées, notamment :

  • L’arrêt du tabac : Cesser de fumer peut protéger le cerveau des dommages causés par les neurotoxines et améliorer la santé cardiovasculaire.
  • La gestion des maladies chroniques : Contrôler d’autres affections comme l’obésité ou le diabète est important, car elles sont liées à un risque accru de démence.

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